Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 16.1808 [Cicognara Nr. 3401-16]

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clela peinture, qui, depuis Rapliaël, Michel-Ange et
leurs élèves , ne faisait que déchoir en Italie. Pénétré
des beautés simples et naïves de la nature et des
beautés idéales de l’antique, il résolut de réformer
l’art et de rectifier le goût maniéré de l’école de Sab-
batini à Rome, de celle de Passignani à Florence, du
Pocaccini à Milan, de Fontana et du Passerotti à Bo-
logne , quoique deux de ces peintres, Passignani et
Fontana, eussent été ses maîtres. Lorsqu’il étudiait chez
le Passignani, au lieu d’imiter son maître, il copiait les
ouvrages d’André del Sarte; et lorsqu’il alla à Parme,
àMantoue, à Venise, les chefs-d’œuvre du Corrège,
de Jules-Romain et des coloristes vénitiens l’avaient
tellement perfectionné , que, de retour à Bologne, il
surpassa non-seulement son maître, alors en grande
réputation et chef d’une fameuse académie, mais en-
core tous les peintres du pays. Louis avait pris pour
modèle Bagnacavallo, imitateur de Raphaël, etThi-
baldi, imitateur de Michel-Ange 3 et saisissant dans leur
manière ce qui était le plus conforme à son génie, il
s’en était fait une qui lui fut particulière.

Louis prit en amitié ses deux cousins, Augustin et
Annibal, un peu moins âgés que lui ; et n’osant se
charger des deux frères, qui s’accordaient difficile-
ment, il prit plaisir à enseigner lui-même Annibal.
Ils achevèrent de se former à Parme et à Venise, en
étudiant les ouvrages du Corrège et du Titien, et à
leur retour ils formèrent, de concert avec Louis , cette
académie célèbre qui porta leur nom, et d’où sor-
tirent tant de peintres fameux, tels que le Domini-
quin, le Guide, l’Albane, Lanfranc, le Guerchin, etc.

( La fin de cet article à la page 2,5. )
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