Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 16.1808 [Cicognara Nr. 3401-16]

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ïnstrumens. Agé de 24 ans> il quitta Gérard Duffeit,
son maître, pour parcourir l’Italie, et se rendit d’a-
bord à Rome. Ses divers talens le faisaient bien ac-
cueillir dans les meilleures sociétés; mais bientôt il
passa des plaisirs aux études de son art, et s’adonna
exclusivement à la peinture. Ce fut alors qu’il acquit
cette grande manière qui le fit admirer dans Rome, et
porta sa réputation jusqu’à Florence. Le grand-duc
l’appela à sa cour, lui confia plusieurs ouvrages, et le
récompensa magnifiquement.

Attiré à Paris par le chancelier Séguier, à qui il
avait envoyé quelques esquisses pour les appartemens
du roi, mais résolu à vivre dans son pays, il refusa
de s’attacher à Louis XIY : seulement il peignit ,
pendant le court séjour qu’il fit dans la capitale, une
Adoration des Rois à la sacristie des Grands-Augus-
tins, et le dôme des Carmes déchaussés. Ce dernier
morceau, à fresque, se voit encore; il représente l’en-
lèvement du prophète Elle.

De retour à Liège, après neuf années d’absence,
Flemael enrichit cette ville d’un grand nombre d’ou-
vrages estimés : il alla passer quelque temps à Bruxel-
les , et revint dans sa patrie. Il alla une seconde fois à
Paris, pour faire placer aux Tuileries un plafond
qu’il avait peint à Liège. Enfin, de retour dans sa ville
natale, qu’il ne quitta plus, il se livra sans interrup-
tion à des tableaux d’histoire et au portrait, qui lui
assurèrent une fortune considérable. Il mourut en
1675, âgé de Go ans. G. de Lairesse a été son élève.

Quoiqu’il n’eût point étudié le latin, Flemael avait
obtenu la tonsure par une dispense du pape , et avait
été nommé chanoine de l’église collégiale de Saint-Paul.
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