Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 16.1808 [Cicognara Nr. 3401-16]

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Planche huitième. — La Sainte-Famille ; Tableau de la
Galerie du Musée, par l’Albane.

La Vierge, assise, retient par une ceinture légère
l’Enfant-Jésus, debout sur son berceau; le petits. Jean
fléchit le genou devant lui, et reçoit ses caresses ; près
d’eux est Sainte Elisabeth; plus loin, S. Joseph inter-
rompt sa lecture pour les contempler; derrière la
Vierge , deux Anges, les mains croisées sur la poitrine,
semblent pénétrés de respect et d’admiration. Le fond
du tableau est un paysage orné d’architecture : en l’air ,
au-dessus du groupe principal, deux petits Anges
répandent des fleurs sur la Vierge etsur l’Enfant-Jésus.

Citer un tableau de l’Albane, c’est dire qu’il réunit
la grâce de la composition à celle de l’expression, la
vérité du dessin à la suavité du coloris : on peut donc
se dispenser d’un plus long examen de celui-ci. Nous ne
pourrions, sans nous répéter, étendre plus loin nos
remarques sur les productions d’un artiste qui a ré-
pandu dans ses ouvrages tout le charme d’un pinceau
consacré aux expressions de douqeur, de candeur et de
modestie.

Fin de la Notice sur Louis Carache.

Louis était toujours le chef de l’école, dont la répu-
tation se répandit bientôt dans toute l’Italie. Sur le
bruit de sa célébrité, le cardinal Farnèse le manda
pour peindre la galerie de son palais; mais le grand
crédit dont il jouissait alors à Bologne, et les soins
qu’il croyait devoir à ses élèves, l’empêchèrent de
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