Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 16.1808 [Cicognara Nr. 3401-16]

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agrandir sa manière , ainsi que le Garofolo et tant
d’autres l’ont fait en étudiant les ouvrages de Raphaël.

En i552, le Corrège s’étant engagé à peindre la cou-
pole et la grande tribune de la cathédrale de Parme,
Anselmi fut nommé avec Rondani et le Parmesan
pour peindre les chapelles. Ce travail ne fut point
exécuté , mais le choix que l’on fit d’Anselmi en
cette occasion prouve qu’on le jugeait capable de
travailler dans le goût du Corrège , et en effet ses
ouvrages annoncent qu’il fut un de ses plus zélés imita-
tateurs. Ses contours sont amples et coulans, ses têtes
soigneusement étudiées, son coloris agréable. Le
rouge paraît avoir été sa couleur favorite : il la sub-
divise en teintes rompues et variées, pour en mul-
plier l’emploi dans le même tableau.

Anselmi a peint dans plusieurs églises de Parme.
On regarde comme son meilleur ouvrage, et comme
celui qui se rapproche le plus du Corrège, le tableau
de S. Etienne et de S. Jean-Baptiste aux pieds de la
Vierge, dont la planche ci-jointe offre le trait ; mais
le plus important et le plus considérable de tous est
à la Staccata-, il le peignit, dit Vasari, d’après les
cartons de Jules-Romain. Cette assertion est démentie
par un acte du temps , qui assigne à Anselmi une
chambre pour travailler à ces cartons, à moins ,
toutefois, que Jules-Romain ne lui en eût envoyé
les esquisses. Les tableaux d’Anselmi sont rares et
recherchés dans les galeries. On ignore en quelle
année il mourut, mais il vivait encore en 1554-
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