Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 16.1808 [Cicognara Nr. 3401-16]

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bution des appartemens de ce vieux bâtiment peu de
son goût, et peu convenable à son caractère et à sa pro-
fession ) ce qui l’engagea à abattre d’un côté et à bâtir
de l’autre. Mais ayant ouvert la terre pour des fonde-
mens entre son jardin et celui de ses voisins, ceux
du Serment des arquebusiers s’aperçurent qu’une partie
desdits fondemens était creusée sur leur fond d’exercice.

« Sur des plaintes faites à ce sujet par le chef du Ser-
ment, on indiqua une assemblée des confrères , qui,
après délibération prise, députèrent les principaux
d’entre eux pour s’aboucher avec Rubens,lui déclarer
qu’il empiétait sur leur terrein, et l’inviter à faire com-
bler ce qu’il avait ouvert. Rubens , surpris de cette
ambassade, reçut les députés d’un air gracieux, et,
après leur exposition, il ouvrit à son tour son droit,
qu’il appuya sur l’opinion qu’il en avait.

« A la fin, le différent devint si sérieux, qu’il parais-
sait devoir être suivi de la procédure, mais le bourgue-
mestre Rockox , chef de ce Serment, et grand ami de
Rubens , rompit le coup , en lui faisant voir que sa
prétention sur ce terrein était mal fondée , sur quoi
Rubens demanda des moyens pour s’accomoder, afin
de pouvoir suivre son projet, assurant se vouloir prêter
à tout ce que requiert l’équité.

( La suite à L’article ci-après. )
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