Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 16.1808 [Cicognara Nr. 3401-16]

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( C? )

Planche trente-deuxième.—Agardans le désert ; Tableau
de la Galerie du Musée, par Lanfranc.

« Agar ayant été renvoyée avec son fils, par Abra-
« liam, était sortie, et errait dans la solitude ; et l’eau
« qui était dans le vase ayant manqué, elle laissa son
« fils couché sous un des arbres qui étaient là, s’é-
« loigna de lui d’un trait d’arc, et s’assit vis-à-vis de
« lui, en disant : Je ne verrai point mourir mon enfant.
« Et élevant sa voix dans le lieu où elle se tint assise,
>< elle se mit à pleurer.

« Or Dieu écouta la voix de l’enfant, et un ange de
«Dieu appela Agar du ciel, et lui dit: Agar, que
« faites-vous là? Ne craignez point, car Dieu a écouté
« la voix de l’enfant du lieu où il est. Levez-vous ,
« prenez l’enfant, et tenez-le par la main, parce que
« je le rendrai chef d’un grand peuple. En même
« temps Dieu lui ouvrit les yeux, et ayant aperçu un
« puits plein d’eau, elle s’y en alla, elle y remplit son
« vaisseau, et elle donna à boire à l’enfant. Dieu assista
« cet enfant, qui crût et demeura dans les déserts, et
« qui vint un jeune homme adroit à tirer de l’arc.»
( Genèse, chap. 21.)

Il semble que la lecture de ce passage, aussi tou-
chant que naïf, aurait dû inspirer le peintre , et lui
suggérer une composition plus expressive et moins
commune. Cette Agar, nonchalamment assise, comme
une femme qui se repose des fatigues d’une longue
marche ; ayant près d’elle son fils , dont l’attitude n’est
aucunement développée ni sentie, n’est pas cette Agar
que l’Ecriture nous peint si intéressante, baignée de
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