Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 16.1808 [Cicognara Nr. 3401-16]

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( 6S )

larmes, et, dans son désespoir, s’éloignant un peu
de son fils, pour n’avoir pas la douleur de le voir
mourir. La figure de l’Ange n’a ni grâce ni noblesse -,
il ne doit pas toucher Agar, il lui parle du ciel. Le
costume d’Agar n’a aucun caractère : il devrait avoir
celui qui peut rappeler les temps primitifs. Le fond,
qui doit représenter le désert de Bersabie, n’est pas
plus heureux. Au lieu de cette muraille en ruine,
on voudrait voir l’arbre sous lequel Agar a déposé
son fils.

Cependant la faiblesse de ce morceau, recomman-
dable sous d’autres rapports, ne peut nuire à la célé-
brité de Lanfranc. Le génie de cet artiste, accoutumé
à peindre à fresque des plafonds, des galeries, et ce
qu’on appelle en peinture de grandes machines, se
pliait difficilement aux sujets qui demandent plus de
grâce que de vigueur, plus de finesse que de verve
d’exécution.
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