Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 16.1808 [Cicognara Nr. 3401-16]

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Planche trente-sixième. — Trois Bustes de la Galerie
des Antiques.

Nous avons déjà publié ( tome XIV, page 127 ) un
buste de l’empereur Commode, morceau rare et bien
conservé, qui, sans doute, aura échappé à la ven-
geance publique ; car après la mort de cet indigne
fils de Marc-Aurèle , le sénat ordonna, par un dé-
cret , d’abolir toutes les statues et les inscriptions
faites en son honneur. Le buste dont nous donnons
ici le trait a été fort endommagé , et paraît l’avoir
été à dessein. Il pourrait être un de ceux qui furent
mutilés en vertu du décret. Probablement il n’ordon-
nait pas que le monument fût anéanti, et il suffisait
que les traits fussent déformés. La ligne du profil
du portrait avait été enlevée. La restauration en a été
faite sans doute d’après quelque autre buste entier.
Ce monument, en marbre pentélique, a 22 pouces
de hauteur.

Le second buste est celui d’Esculape, dieu de la
Médecine, que l’antiquité nous a retracé dans un
grand nombre de monumens de tout genre. Celui-ci
est remarquable par l’espèce de turban qui lui ceint
la tête. Il se compose d’une petite bande d’étoffe roulée,
que les Grecs appellent théristrion. Cette singulière
coiffure se retrouve dans plusieurs images de ce dieu ,
et dans quelques portraits d’anciens médecins. Ce buste
est un fragment d’une statue colossale. On voit encore
le haut du bras droit, et de l’autre côté un coin
du pallium, posé sur l’épaule gauche, et cachant une
partie de la clavicule et de la poitrine. La forme de
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