Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 16.1808 [Cicognara Nr. 3401-16]

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Planche cinquante-sixième. — Sainte Thérèse et Jésus-
Christ ; Tableau de la Galerie du Musée, par le
Guerchin.

« Jésus-Christ, apparaît à Sainte Thérèse, et lui
montre, au milieu de la gloire céleste, le Père éter-
nel et le Saint-Esprit. Mais la trace visible des clous
qui l’ont attaché à la croix indique à la sainte qu’elle
ne peut parvenir à la vie éternelle que par la mor-
tification de la chair. » Telle est l’explication que
l’on donne à ce tableau; nous la puisons dans le cata-
logue même du Musée, sans assurer que ce soit véri-
tablement la pensée du peintre. Ce point nous pa-
raît peu important pour une composition mystique,
qui peut recevoir plusieurs interprétations differentes.
Il ne faut guère considérer les tableaux de ce genre
que sous le rapport de l’exécution, et particulièrement
celui-ci, où l’expression est presque nulle. Les Anges
n’ont point cette beauté idéale qui caractérise des
êtres célestes, et l’on ne retrouve point dans la phy-
sionomie de Sainte Thérèse , cette profonde sensi-
bilité qui la distingue éminemment parmi les vierges
qu’honore l’Eglise.

Thérèse naquit à Avila, dans la vieille Castille ,
de parens aussi illustres par leur piété que par la no-
blesse de leur origine. Alphonse Sanchez de Cépède,
son père , lui faisant chaque jour la lecture de la Vie
des Saints, la jeune vierge se sentit inspirée du désir
de répandre sou sang pour J. C. Elle s’échappa avec
un de ses frères pour aller chercher le martyre parmi
les Maures. On les ramena, et ces jeunes gens ne pou-
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