Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 16.1808 [Cicognara Nr. 3401-16]

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génieuses mais les sujets qu’il a traités ne sont
pas d’une nature à faire juger s’il eût été capable de
rendre les passions fortes et profondes. Celles qu’il
a exprimées sont généralement douces , mais rendues
avec peu de finesse.

Quelque nombreux que soient les tableaux qu’a pro-
duits l’Albane, le travail en est toujours très-soigné ;
et malgré son extrême facilité, on y remarque rare-
ment cette prestesse et cette liberté de pinceau que
tant d’autres affectent de faire paraître dans tous
leurs ouvrages. Il s’était même fait à cet égard des
principes qu’il avait poussés trop loin. La nature ,
disait-il, objet de l’imitation de l’artiste, est très-
finie , et l’on n’y aperçoit ni touclie ni manière ; aussi
faisait-il peu de cas de ces peintres, tels que Téniers
ou autres , qui étaient dans l’usage de relever leur
peinture par des touches , quoique légères et spi-
rituelles.

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