Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 16.1808 [Cicognara Nr. 3401-16]

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Planche soixante-cinquième.—La Vierge et l’Ênfant-
Jésus ; Tableau de la Galerie du Musée, par Mùrillo.

Les tableaux de Murillo, très-rares en France, sont
extrêmement recherchés dans toute l’Europe ; ce n’es t
ni pour la beauté de la composition, ni pour la correc-
tion du dessin, ni pour la noblesse des caractères ;
mais on y trouve un pinceau frais et moëlleux, une.
entente de couleur qui surprend toujours -, une vérité
qui ne peut être effacée que par la nature même.
Nous avons donné dans ce Recueil deux tableaux de
Murillo ( Voyez tome VI, page 17 , et tome XV,
page 5g). Le tome VI contient une notice sur ce
peintre célèbre , qu’on appellait dans son pays le Van-
dyck espagnol. Il y était en si grande considération
de son vivant, que don Joseph de Vettia , ministre
des affaires étrangères, épousa une de ses soeurs.

Le nombre des tableaux de Murillo en Espagne,
et sur-tout à Séville, où il passa la plus grande partie
de sa vie, est très-considérable. Ses principaux ou-
vrages dans cette ville sont le fameux cloître de Saint-
François , où il a peint onze grands tableaux à fresque;
il a peint dans le même monastère deux tableaux
de la Conception, dans l’un desquels il a introduit
le portrait de Scot; à l’église de la Charité, quatre
morceaux peints sur les murs ; à la cathédrale,
un tableau de S. Antoine de Padoue, et deux au-
tres sujets de sainteté ; sept autres à Sainte-Marie la
Blanche, etc.

A Cadix, chez les capucins ? on voit le tableau de
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