Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 16.1808 [Cicognara Nr. 3401-16]

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Planche soixante-neuvième. — Dieu égyptien ; Statue
en albâtre dé la Galerie des Antiques.

Cette statue, d’une proportion presque colossale,
est un des ouvrages les plus précieux qui nous soient
restés de l’art des égyptiens. C’est même la seule fi-
gure en albâtre qui soit bien conservée. Elle est d’une
fiaute antiquité, et, sous ce rapport, elle n’est pas
moins intéressante que sous celui de la matière dont
elle est formée. Rien de plus rare que les monumens
égyptiens sculptés en albâtre. Celui-ci fut trouvé au
commencement du siècle dernier , vers l’endroit où
fut jadis le temple d’Isis, au Champ-de-Mars, à Rome,
dans un terrain que l’on creusait pour poser les fon-
demens du collège romain des jésuites. Cette figure
a long-temps orné la "Villa-Albaui. La partie supé-
rieure a subi quelques réparations. Le siège est orné
de symboles hiéroglyphiques.

Ce monument, dont la matière est fort belle et
l’exécution très-soignée, réunit tous les caractères de
la sculpture égyptienne.

« Pour bien saisir le caractère du style égyptien
« dans le dessin du nu , dit Winkelmann ( Histoire
« de l’Art, liv. ier, chap. 1I-), il faut sur-tout exa-
« miner les extrémités, la tête, les mains et les pieds.

« Les têtes égyptiennes ont les yeux plats et tirés i
« obliquement : ils ne sont point enfoncés comme on
« les voit aux statues grecques , mais presque à fleur
“ de tête, de sorte que l’os de l’œil, sur lequel les
« sourcils sont indiqués par une saillie tranchante ,

« paraît tout applati. Dans les figures égyptiennes >

« dont les formes ont quelque chose d’idéal sans avoir
« une beauté idéale, on ne voit pas que les artistes

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