Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 17.1809 [Cigognara Nr. 3401-17]

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f 45 )

Planche vingt-deuxième, — Dieu le Père ; Tableau de
la Galerie du Musée, par Jean Yan Eyck.

Di eu le Père : Tel est le titre sous lequel est désigné
ce tableau, monument curieux de la renaissance de
Fart.

Dieu le Père, coiffé d’une ri elle tiare et tenant un
sceptre d’or, est assis entre la Yierge et son fils .La Yîerge
a sur sa tête une toque ornée de broderies et de pierres
précieuses. Tous ont pour vêtement une longue tu-
nique couverte d’un manteau très-ample, et agrafé sur
la poitrine. Les trois figures se détachent sur un fond
d’étoffe brochée, et ont au-dessus de leur tête une es-
pèce d’auréole où plusieurs inscriptions sont tracées cir-
culairement. Ces accessoires sont presque entièrement,
peints sur or, ou rehaussés en or.

Le tableau se compose de trois parties distinctes,
ou plutôt ce sont trois tableaux contigus. Cette pein-
ture faisait la décoration d’un autel.

Vu le temps où vécut Yan Eyck , né environ cent
ans avant Raphaël , on pourrait sans injustice lui re-
procher son dessin mesquin et incorrect, son pinceau
froid et sec , ses draperies maniérées , sa composition
gothique. Le secret de peindre à l’huile, dont if est
l’inventeur, suffit pour immortaliser son nom. Avant
lui, les peintres se servaient, au lieu d’huile, de colle
d’œuf , dont l’emploi est beaucoup plus difficile, et
moins avantageux : d’ailleurs on trouve dans les ta-
bleaux de Yan Eyck une exécution soignée et délicate
et ses teintes semblent n’avoir encore rien perdu de
leur première fraîcheur.

Jean Van Eyck , né à Mazeick en iY3fi. fut élève
de son père, et travailla à Bruges. Il mourut dans cette
ville en 1 f < 1. Il eut un frère qui suivit la même pro-
fession que lui, et avec lequel il vécut dans une union
parfaite.
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