Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 17.1809 [Cigognara Nr. 3401-17]

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Planche soixante-neuvième. — Agamemnon se séparant
d’Iphigénie ; Dessin de M. Gérard.

Iphigénie est arrivée en Aulide , malgré les pré-
cautions d’Agamemnon. Elle ne peut plus échapper au
sort qui la menace -, et l’impossibilité de la sauver
empoisonne la joie que son père aurait à la revoir. Il
ne peut lui cacher son trouble et sa douleur. Iphigénie
s’étonne du silence qu’il garde avec elle , et de son em-
pressement à la fuir. Elle cherche à expliquer cette
réception si étrange j elle le presse de questions.

IPHIGÉNIE.

N’éclaircirez-vous point ce front charge' d’ennuis?

AGAMEMNON.

Ah ! ma fille.

I P II I G É N I Ë.

Seigneur, poursuivez.

AGAMEMNON.

Je ne puis,

I P H I G É N I E.

Périsse le Troyen auteur de nos alarmes !

AGAMEMNON.

Sa perte à ses vainqueurs coûtera bien des larmes.

IPHIGÉNIE.

Les dieux daignent sur-tout prendre soin de', vos jours ?

AGAMEMNON.

Les dieux depuis un temps me sont cruels et sourds.

IPHIGÉNIE.

Calchas, dit-on , prépare un pompeux sacrifice-.

AGA MEM NON.

Puissé-je auparavant fléchir leur injustice!

IPHIGÉNIE.

L’offrira-t-on bientôt ?

AGAMEMNON.

Plutôt que je ne veux.
IPHIGÉNIE.

Me sera-t-il permis de me joindre à vos vœux ?
Verra-t-on à l'autel voire heureuse famille ?

AGAMEMNON.

Hélas !.Vous y serez, ma fille.

Fe Coll. T. Comp.

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