Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 17.1809 [Cigognara Nr. 3401-17]

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( n6 )

Planche quatre-vingt-dixième. — Bérénice se dérobant
aux èmpressemens de sa cour ; Dessin de M. Sérangélî.

Antiochus aime en secret Bérénice. Lorsqu’il est
instruit que Titus se prépare à l’épouser , il ne prend
conseil que de son désespoir, et veut aller cacher loin
d’elle sa douleur et ses regrets ; mais , avant de partir,
il veut la revoir et lui parler encore. Il lui fait de-
mander un entretien secret. Arsace, qu’il a chargé
de ce soin, revient quelque temps après avec la ré-
ponse de Bérénice.

ANTIOCHUS.

Arsace, entrerons-nous?

a R S A C E.

Seigneur , j’ai vu 3a reine;
ilTais pour me faire voir je nai percé qu’à peine
Les flots toujours naissons d’un peuple adorateur
Qu’attire sur ses pas sa prochaine grctndeur.

Titus, après huit jours d’une retraite austère,

Cesse enfin de pleurer Vespasien son père :

Cet amant se redonne aux soins de sou amour;

Et si j’en crois, seigneur, l’entretien de îa cour.

Peut-être avant la nuit, l’heureuse Bérénice
Change le nom de reine au nom d’impératrice,

A N T I O G H U S,

Hélas !

ARSACE.

Quoi ! ce discours pourrait-il vous troubler?

A N T I O C H U S.

Ainsi donc sans témoins je ne puis lui parler ?

ARSACE,

Vous la verrez, seigneur ; Bérénice est instruite
Que vous voulez ici la voir seule et sans suite,

La reine , d’un regard, a daigné m’avertir
Qu’à votre empressement elle allait consentir ;

Et sans doute elle attend le moment favorable.

Pour disparaître aux yeux d’une cour qui l’accable.

Bérénicej acte Ier , scène III.
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