Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 17.1809 [Cigognara Nr. 3401-17]

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( I2I )

Planche quatre-vingt-quinzième. >—■. La Marchandé
d’Amours • Tableau du Musée de Versailles . par
Yien (1).

Une jeune villageoise a trouvé une nichée de petits
amours, et vient les offrir à une dame de la ville ;
celle-ci les regarde avec une attention mêlée de sur-
prise et de curiosité , et paraît embarrassée du choix.

Cette idée gracieuse et spirituelle est empruntée
d’un bas-relief antique. Le peintre a fait peu de chan-
gemens dans la composition , sinon dans le fond, qui
est entièrement de lui; mais s’écartant un peu du style'
des anciens , pour le caractère du dessin et l’expression
des figures , il a donné à l’aspect de son tableau un
style qui lui est propre. C’est un des ouvrages qui, dans
le temps où il parut, lui ont fait le plus d’honneur.
Les figures sont de proportion demi-nature. Il a été
gravé par Beauvarlet. L’estampe est d’un burin très-
soigné et d’un effet harmonieux. L’original a été placé
dans la Galerie du palais impérial de Versailles.

(i) On donnera , dans un prochain volume des Annales du,
Musée , qui doit contenir un choix du Salon de 1810, et paraîtra
à l’époque même de l’exposition , une notice sur cet artiste , mort
l’année dernière, à quatre-vingt-neuf ans , et l’un de ceux qui ont
le plus contribué au retour du lion goût dans l’école française, par-
la simplicité naïve de son style et l’ctude de la nature. On trouvera
dans le même volume des notices biographiques sur Moitte et
Chaudet , deux des plus habiles statuaires de notre temps , enlevés
aux arts dans la force de l’âge et du talent.
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