Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 17.1809 [Cigognara Nr. 3401-17]

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Planche quatre-vingt-dix-neuvième. — Le Génie des

beaux-arts brisant le sceptre de l’ignorance ; Statue

de M, van Waeyenberglie.

Les allégories .en peinture , en sculpture et en poé-
sie, n’ont pas toujours la clarté et la simplicité qu’on
pourrait désirer. Ou l’on n’en devine pas facilement
le sujet, ou les attributs par lesquels on désigne les
personnages allégoriques sont vagues , insignifians , et
peuvent s’interpréter d’une manière différente par
chaque personne qui les envisage. Ce n’est pas le dé-
faut de simplicité qu’on reprochera à cette composi-
tion de van Waeyenberglie) mais peut-être-treuvera-
t«on que le génie des beaux-arts et l’action que l’ar-
tiste lui a prêtée ne sont pas indiqués avec assez de
netteté et de précision. Pour que l’esprit soit satisfait ,
il faut bien caractériser le personnage qu’on repré-
sente , et ici on ne retrouve pas tout ce qui peut
donner ce caractère particulier et distinctif. Sans doute
on ne reconnaît pas au premier, coup - d’œil, dans
ce génie nu et sans attributs remarquables, le génie
des beaux-arts : son action est indiquée, il est vrai ,
mais trop faiblement pour l’intelligence du sujet. Cela
n’empêche pas que le génie ait de la noblesse et de la
grandeur, et que son attitude soit fière et imposante.

Nous avons donné , dans le neuvième volume des
Annales , page 101 , planche 47? une notice sur van
Waeyenberglie, sculpteur flamand , trop tôt enlevé
aux arts , qu’il honorait par ses productions estimées
des connaisseurs , et à sa gloire , qu’une modestie ex--
çessive empêcha long-temps de se répandre.
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