Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 17.1809 [Cigognara Nr. 3401-17]

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Planche cent - sixième, — Entrevue de Mathan et de
Josabeth ; Dessin de M. Cliaudet.

Mathan , envoyé par Atlialie, demande un entre-
tien secret à Josabeth , épouse du grand-prêtre Joad.
Il s’explique avec elle sur les volontés de la reine, et
lui apporte en son nom des paroles de paix, à condi-
tion que reniant qu’Athalie a vu en songe lui sera
livré, et demeurera comme otage entre ses mains.

MATHAN.

La reine, impatiente, altend voire réponse.

JOSABETH.

Et voilà de sa part la paix qu’on nous annonce !

MATHAN.

Pourriez-v.ous un moment douter de l’accepter ?
D’un peu de complaisance est-ce trop l’acheter ?

JOSABETH,

J’admirais si Mathan, dépouillant l’ârtifice ,

Avait pu de son cœur surmonter l’injustice,

Et si de tant de maux le funeste inventeur
De quelque ombre de bien pouvait être l’auteur.

MA T H A N.

De quoi vous plaignez-vous ? Vient-on avec furie
Arracher de vos bras votre fils Zacharie ?

Quel est cet autre enfant objet de votre amour ?

Ce grand attachement me surprend à mon tour.

Est -ce un trésor pour vous si précieux , si rare ?
Est-ce un libérateur que le ciel vous prépare ?
Songez-y. Un refus pourrait me confirmer
Uu. bruit sourd que déjà Von commence à semer.
JOSABETH.

Quel bruit ?

MATHAN.

Que cet enfant vient d’illustre origine j
Qu’à quelque grand projet votre époux le destine.
JOSABETH.

Et Mathan, par ce bruit qui flatte sa fureur....

MATH A N.

Princesse, c’est à vous à me tirer d’erreur.

Athalie, acte III, scène V,
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