Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.Coll..1821

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Planche l.re — En présence de la Cour céleste, la Vierge
reçoit des mains de son fils la couronne de l’immor-
talité; tableau de Raffaellino del Garbo, dit il Raf-
faellino.

Raffaellino del Garbo, ne vers Tan 1466, est un des
peintres qui ont marque" avec le plus d’éclat la sin de
la première époque de l’école slorentine, lorsque Léo-
nard de Vinci et Michel-Ange commençaient à illustrer
la seconde, et la portaient à un degré de splendeur
qu’aucun de leurs successeurs n’a pu soutenir.

Elève de Filippino Lippi, Raffaellino saisit parfaite-
ment la manière de son maître, et parvint meme à le
surpasser. Ce dernier, ayant été appelé à Rome pour
peindre une chapelle de l’église de la Minerve, y re-
présenta une Assomption et quelques traits de la vie de
S. Thomas d’Aquin, remarquables par la beauté des
têtes 5 mais il fut vaincu dans cette partie par Rassael-
lino , son élève, qui peignit à la voûte un chœur d’anges,
dont le mérite suffit pour justifier le surnom qui le dis-
tingue. A Monte-Oliveto de Florence, on voit une Ré-
surrection de Raffaellino, figures de petite proportion;
mais l’expression en est si gracieuse, le mouvement si
beau, et le coloris de si bon goût, qu’on a peine à croire
que ce peintre n’ait pas été le premier de son temps.
On peut louer avec la même justice tous ses premiers
tableaux : mais , forcé de soutenir une nombreuse famille
et de travailler à tout prix, il négligea dans la suite ses
ouvrages, et finit ses jours dans une extrême pauvreté,
ïl mourut en 1524, âgé de cinquante-huit ans.
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