Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.Coll..1821

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Planche 10.c — S/e Pétronille ; tableau du
Guerchin.

S.tc Pétronille, dont le culte est très-ancien dans l’é-
glise, et qu’on nomme vulgairement en France S.te Pé-
rine, était fille de l’apôtre S. Pierre; c’est tout ce que
l’on sait de sa vie. C’est le moment de sa sépulture que
le peintre a représente.

Revetu de ses habits de fete et la tete couronnée de
fleurs (suivant l’usage de la primitive église, encore en
vigueur en Italie ), le corps de la sainte est près d’etre
déposé dans la tombe. Tandis que deux hommes le des-
cendent à l’aide de linceuls, un troisième, dont on n’a-
perçoit que les mains, le reçoit au fond de la fosse. Plu-
sieurs assistans, parmi lesquels on distingue un jeune
homme richement vêtu, prennent part à cette triste céré-
monie. Dans la partie supérieure du tableau, l’on voit,
sous la sigure d’une jeune et belle vierge richement
parée, l’ame de S.te Pétronille, qui, dégagée des liens
terrestres, est reçue à bras ouverts par Jésus-Christ,
dans la gloire céleste qui l’environne.

Ce tableau, peint sur toile, de vingt figures de onze à
douze pieds de proportion, et le plus capital, sans con-
tredit, qui soit sorti du fécond pinceau du Guerchin,
avait été tiré du palais pontifical de Monte-Cavallo à
Rome, où il ornait la grande salle qui précède la cha-
pelle Pauline. Réuni au Musée de France en 1801, il a
été rendu en 1815 à la cour de Rome.

C’est au pape Grégoire XV, de la maison Ludo-
visi, qu’on est redevable de ce chef-d’œuvre, ainsi que
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