Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.Coll..1821

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Planche 16.c—S. Hyacinthe sauvant la statue de la
Vierge, de la fureur des ennemis du nom chrétien ;
tableau de Nicolas Colombel.

S. Hyacinthe, de l’ordre des frères prêcheurs, fuyait,
revêtu de ses habits pontificaux, les Tartares qui fai-
saient ie siège deKiovie, et, selon les légendaires, il em-
portait avec lui le Saint-Sacrement, ainsi qu’une statue
delà sainte Vierge, qui, par un effet miraculeux, devint
très-légère entre ses mains. Ne trouvant ni pont ni bateau
pour passer le Borysthène, il le traversa à pied, mar-
chant sur le fleuve comme il eut fait sur la terre; et sa
chape, qu’il avait étendue sur les eaux, porta à l’autre
bord les religieux qui l’accompagnaient, et qu’il avait
exhortés à s’y placer sans crainte.

Nous avons ofsert, dans un des volumes précédais ,
un tableau de Nicolas Colombel, représentant les Amours
de Mars et de Rhéa-Sylvia, sur lequel l’artiste fut reçu
académicien; les figures sont de moyenne proportion.
Celles du tableau dont nous donnons ici l’esquisse, sont
de grandeur naturelle; et, si l’on comparait ensemble les
deux ouvrages, on croirait difficilement qu’ils sont de
la même main, tant les deux manières sont difsérentes.
Celui-ci est d’un grand goût de composition, noble et
simple tout-à-la-fois, et d’autant plus conforme au sujet,
que le sujet même ne semble pas exiger absolument cette
chaleur d’expression et de pinceau qui manque en géné-
ral aux productions de Colombel. Le tableau de S. Hya-
cinthe emportant l’image de la Vierge est peint large-
ment , et rappelle sous plus d’un rapport l’école de Rome,
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