Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.Coll..1821

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Planche 23.c — Le Christ flagellé, adoré par les Anges ;
tableau de Bonini.

Un ange soutient le Christ flagelle' et couronne' d’é-
pines; deux autres sont en adoration et gémissent de
ses soufsrances. A genoux sur le premier plan, S. Bo-
naventure montre au spectateur l’état déplorable du divin
Sauveur. Du côte' oppose, l’on voit S. Sebastien attache'
à une colonne et perce' de flèches.

Sous le rapport de la composition, ce sujet est pré-
sente’ d’une manière un peu bizarre, et l’execution n’en
est ni assez correcte ni assez pre'cieuse pour racheter ce
defaut essentiel; mais le coloris a un certain éclat, et
la touche annonce une main exercée. Les sigures sont de
grandeur naturelle.

Girolamo Bonini, dit VAconitano, du nom d’Ancône,
sa patrie, fut l’e'lève et l’ami de l’Albane : il vivait en
1660, année de la mort de son maître; on ignore s’il lui
a long-temps survécu. Bonini fut un de ses plus sidèles
imitateurs. On voit à Bologne quelques tableaux d’histoire
qu’il y a peints à fresque, çt où l’on retrouve le style et
le goût de l’Albane.

Ce dernier, pendant plusieurs années, tint son école
à Rome et à Bologne, et toujours en concurrence avec
le Guide, dont les élèves censuraient amèrement son
style, prétendant qu’il était mou et sans nerf, dépourvu
d’élégance dans les figures d’hommes, monotone dans
les enfans, qui semblaient tous dessinés sur le même
modèle, et dans les têtes d’anges et de vierges, où l’on
ne trouvait aucune variété de formes et de caractères.
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