Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.Coll..1821

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il négligea trop celle cïes autres parties de l’art. Cepen-
dant on voyait de lui, à Rome, de sort beaux tableaux
de chevalet, et au muse’e de Florence un Sacrifice
d’Isaac, colorie dans le goût de Fécole ssamande. Sous
le rapport de l’expression, son tableau de la Femme
adultéré à San- Spirito peut donner de ses talens une
idée favorable. Il excella dans le portrait; mais on lui
reproche d’avoir adapte’ trop souvent des costumes
modernes à des sujets anciens, defaut assez commun
aux peintres de son temps. Il peignit beaucoup pour
l’etranger, et fut honore’ de l’estime de ses souverains,
qui l’engagèrent à terminer les peintures commencées à
Poggio et à Cajano par Andrea deî Sarto, le Francia-
bigio et le Pontormo, qui étaient plus ou moins impar-
faites. II y a meme laisse’ quelques morceaux de son
invention, tels que le Jardin des Hespe’rides, la Cène
de Siphax, et plusieurs sujets de l’histoire romaine, qui
rappellent d’une manière alle’gorique diffe’rens traits de
la vie de Corne et de Laurent de Me’dicis. Alessandro
Allori mourut en 1607. Il eut pour élèves Cristofano
AHori, son fils, et Gio Biselli.

Le Musée ne possède pas d’autre tableau de la main
d’Assori, que celui dont nous donnons ici la gravure.
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