Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.Coll..1821

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Planche 32.c— La Vierge apparaît à S. Luc et à
S. Yves; tableau eTEmpoIi.

La Vierge et l’Enfant Jésus, accompagnes de deux
anges, apparaissent à l’évangéliste S. Luc, et à S. Yves ,
Breton, patron des avocats , qui fut successivement juge
et pasteur d’une église. Ce saint protecteur des orphelins
paraît offrir au Sauveur , par les mains d’un jeune
homme, l’acte de fondation d’un etablissement pour
l’instruction de ïa jeunesse. On voit derrière lui une
femme âgée, une jeune fdle, et une femme tenant un
enfant dans ses bras, emblème de la charité de ce saint
personnage, qui se plaisait à prodiguer ses soins et ses
secours aux infortunes.

Lorsque nous avons offert précédemment une pre-
mière composition d’Empoli, nous avons saisi l’occasion
de citer celle qui fait le sujet de cet article. On trouve
une grande dissérence entre ce tableau, qui est l’un des
plus beaux du peintre, et ceux qu’il avait exécutés dans sa
première manière ; il n’avait que vingt ans lorsqu’il pei-
gnit ceîui-ci, comme le témoigne une inscription latine
qu’on lit sur un rouleau posé aux pieds du jeune homme.
Ce tableau, peint sur bois, est bien colorié et large-
ment touché. II a été tiré de la galerie de Florence.

On attribue à l’école florentine cinq époques distinctes,
dont chacune est caractérisée par le style particulier des
productions qu’elle a vues naître. La première, ou la
vieille école, remonte au xm.e siècle, et peut compter,
depuis Cimahué et Giotto jusqu’à Léonard de Vinci et
Michel-Ange qu’on met à la tète de la seconde, une série
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