Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.Coll..1821

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dans toutes îes choses qui regardaient sa conscience,
et meme dans les affaires d’état. Il voulut qu’il tint sur
les fonts et qu’il nommât le dauphin son fils. ïl lui fit
bâtir un beau couvent dans le parc du Plessis près de
Tours; deux autres furent fondes quelque temps après :
S. François ne quitta plus la France jusqu’à sa mort,
qui arriva dans le couvent du Plessis, le jour du ven-
dredi-saint, 2 avril 1507. Il était âgé de quatre-vingt-
onze ans.

Le sujet du tableau dont nous donnons ici la gravure,
est S. François de Paule ressuscitant un enfant que lui
présente une femme à genoux. Le miracle s’opère dans
une église. On aperçoit, dans une gloire au-dessus de la
tête du saint, deux anges soutenant un cartel sur lequel
est tracé le mot charitas : c’est celui qu’il avait choisi
pour la devise de son ordre.

On retrouve dans cette composition le caractère dis-
tinctif des ouvrages de Vouet : le grandiose des lignes,
un peu de roideur et de sécheresse dans les draperies,
et certains airs de tètes qu’il répète dans presque tous
ses tableaux. II exécuta celui-ci pour la chapelle de
S. François de Paule de l’église des Minimes de la Place
Royale, qui le chargèrent, en outre, de peindre en neuf
morceaux, sur les lambris de la même chapelle, l’his-
toire de leur saint patriarche. L’église de ces religieux
n’existe plus ; elle a été abattue dans le cours de la ré-
vaîution, et la rue par où l’on y arrivait en sortant de
la Place Royale , a été continuée sur l’emplacement
qu’elle occupait.
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