Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.Coll..1821

Seite: 82
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prendre pour des productions de la jeunesse de RaphaèL
On peut juger des progrès que fît Ridolfo, dans deux
autres tableaux d’un grand nombre de figures de
moyenne proportion, qui ont ete transportes de l’aca-
demie de dessin à la galerie royale, représentant deux
traits de l’histoire de S. Ze'nobe. Il peignit encore plu-
sieurs sujets au dôme de Sienne. On y trouve, pour le
goût de la composition , la vivacité' de l’expression et
le choix des couleurs, une grande partie des principes
qui constituent le style de Raphaël, et une tendance évi-
dente au beau idéal. Ridolfo aurait pu parcourir comme
artiste une longue et glorieuse carrière ; mais, après les
premiers essais de sa jeunesse, son zèle se ralentit, et
il quitta la peinture pour s’adonner au commerce.

Quoique jeune encore, il eut une école assez nom-
breuse : on distingue parmi ses élèves Michèle di Ridolfo,
qui prit le nom de son maître, Mariano da Pescia, Carlo
Portelli, Antonio del Cerajuoîo, Mirabello da Salin-
corno, Toto del Nanziata, ensin Perino del Vaga, le
plus célèbre de tous, et qui depuis eut l’avantage de tra-
vailler, sous la conduite de Raphaël, aux peintures du
Vatican,
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