Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.Coll..1821

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Planche 42.e—La Vierge, l’Ensant Jésus, et le petit
S. Jean; tableau de Francesco Trevisani.

La Vierge soulève la draperie qui couvre FEnfant
Jésus endormi et couché dans son berceau 5 le petit
S. Jean lui baise la main : trois anges charment son
sommeil par des accords célestes. Les figures de ce
tableau sont de grandeur naturelle.

Né àTrevigi, et élève de l’école vénitienne, Francesco
Trevisani est néanmoins placé au nombre des peintres
<pii ont donné quelque lustre à la cinquième et dernière
époque de Fécole romaine ; ce fut celle de sa décadence.
Venu après Carie Maratte, et peu de temps avant Mengs
et Pompeo Batoni, il pourrait être considéré comme
appartenant à l’école moderne, et sa manière semble
participer de celle des trois maîtres que nous venons de
nommer. On ne peut refuser aux deux derniers, Mengs
et Pompeo Batoni, l’avantage d’avoir ramené la peinture
à de meilleurs principes que ceux qui dominaient alors
en Italie ; malheureusement ils n’ont pas eu de succes-
seurs.

Trevisani fit un long séjour à Rome, et c’est là qu’il a
produit la plus grande partie de ses ouvrages. Il avait
quitté son premier style pour en prendre un plus correct
et de meilleur goût. Il n’est dépourvu ni de grâce ni de
noblesse ; mais son coloris n’est ni assez varié ni assez
vigoureux. On cite comme un tableau très-remarquable
le S. Joseph qu’il peignit à l’église du collège royal. Tre-
visani, né en 1656, est mort en 1746,
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