Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.Coll..1821

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Planche 45.e — Diogène jetant son écuelle ; tableau de
paysage par le Poussin.

Diogène, se promenant aux environs d’Athènes, vit
près d’une source un jeune homme qui, pour se désal-
térer, buvait dans le creux de sa main. « Tu m’apprends,
» dit-il, que je conserve encore du superssu » ; et ss jette
son écuelle loin de lui.

Ce magnifique paysage, qui doit sa désignation au
trait historique que le Poussin y a représenté avec deux
seules figures d’une petite dimension , offre de si grandes
beautés pour la richesse de la composition, sa vigueur
et la finesse du coloris, la grandeur du style et la vérité
de la perspective, qu’on le cite comme un modèle dans
son genre, et comme un chef-d’œuvre qu’on peut opposer
à tous ceux qu’ont produits l'école italienne et l’école
ssamande.

Non-seulement le Poussin s’est autant distingué comme
paysagiste que comme peintre d’histoire, mais ses pay-
sages seuls suffiraient pour le placer au premier rang;
et ses tableaux d’histoire auraient beaucoup moins de
réputation, s’il ne les eut ornés pour sa plupart de pay-
sages dont sa beauté ajoute singulièrement au mérite de
ses compositions. Comme paysagiste, se Poussin réunit
tout ce que l’on peut exiger dans les ouvrages de ce
genre : des sites du plus beau choix, des fabriques du
meilleur goût, des arbres et des ciels dont les formes
et les masses ont véritablement se caractère historique
ou poétique, selon sa nature du sujet. Aucun peintre
de l'école d’Italie, pas même se Titien, les Caraches ni
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