Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.Coll..1821

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le Dominiquin, n’a saisi cette perfection d’ensemble
qui ne laisse rien à desirer. Quant à la vérité et à la
légèreté du coloris, il n’est aucun peintre ssamand, tel
que Ruysdael, Winants, Teniers, Berghem, Van den
Velde, &c., qui ne se fut fait honneur du tableau dont
il s’agit; et, sous ce rapport, Claude le Lorrain, peintre
français qu’aucun autre n’a égalé", pourrait seul lutter
avec quelque avantage contre le Poussin.

Le tableau de Diogène fut peint à Rome en 1648 pour
M. Lumagne, à qui le Poussin l’envoya à Paris. Après
la mort de cet amateur, il sut àcquis pour le cabinet
du Roi. C’est un des plus précieux du Musée. On re-
connaît dans les fonds plusieurs sites et édisices des en-
virons de Rome. Le Poussin se plaisait à reporter dans
ses paysages les études dont il ne cessait de s’occuper
dans ses voyages ou dans ses promenades.
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