Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.Coll..1821

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Planche 53.e et 54.e—Les Stigmates de S. François;
tableau de Giotto di Bondone.

En 1224, deux ans avant sa mort, S. François s’était
retire sur le mont Alverno, situe" aux confins de la
Toscane; il lui avait été donne, dès 1213, par un sei-
gneur du pays, nomme" Orlando Catanio, qui y avait
construit un oratoire et quelques cellules. Un matin ,
vers la fête de l’Exaltation de la Sainte-Croix , que
l’êghse célèbre le 14 septembre, S. François, pendant
qu’il priait sur la montagne, vit un séraphin ayant six
ailes ardentes et lumineuses, qui descendait du haut du
ciel d’un vol très-rapide. Quand il fut près de S. Fran-
çois , le saint aperçut entre ses ailes la figure d’un
homme ayant les pieds et les mains étendus et attachés
à une croix : deux ailes se levaient au-dessus de sa tête ,
deux étaient étendues pour voler, et deux couvraient
tout son corps. Cette vision l’étonna merveilleusement,
et disparut peu à peu. Aussitôt commencèrent à se ma-
nifester sur ses pieds et sur ses mains les marques des
clous, comme il les avait vues dans l’image du crucifix,
et à son côté droit une cicatrice rouge, comme d’un coup
de lance, qui souvent jetait du sang, dont sa tunique
était arrosée.

Tel est le sujet dont le Giotto a essayé de rendre scru-
puleusement toutes les circonstances. Le saint, à genoux
sur le côté de la montagne, est placé de manière à rece-
voir directement l’impression des signes qui émanent du
séraphin : la vision va s’évanouir, et la croix a déjà
disparu.
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