Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.Coll..1821

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surpasse ceux-ci par tous les moyens que donne l’expé-
rience de plusieurs générations d’artistes.

Giotto di Bondone, ne en 1276 dans un bourg des
environs de Florence, était occupe, très-jeune encore,
à la garde d’un troupeau de brebis, lorsque Cimabue
le vit dans la campagne dessinant sur une brique la
figure d’un de ces animaux : il conçut une si bonne
opinion de l’inclination naturelle de cet enfant, que ,
l’ayant demande" à son père, il l’emmena chez lui, où
Giotto s’avança tellement dans la peinture , que non - seu-
lement il se rendit l’ègal de son maître, mais qu’il le sur-
passa de beaucoup. Il quitta la manière rude des peintres
de ce temps, et de Cimabue lui-même, et il fut le pre-
mier qui se mit à faire des portraits, genre de peinture
dont l’usage était comme perdu.

Giotto joignait à son talent extraordinaire un esprit vif
et une humeur enjouée, qui firent rechercher sa société,
et lui procurèrent un grand nombre d’amis et de pro-
tecteurs parmi les personnages les plus illustres. Après
avoir travaillé à Florence, à Arezzo, à Sienne, à Rome ,
où il exécuta un grand tableau en mosaïque, à Avignon ,
Padoue, Vérone, Ferrare , Urbin , Faenza, Naples,
Gaëte, Milan, et dans plusieurs autres villes d’Italie,
il retourna à Florence, et y mourut en 1336.
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