Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts — 2.Coll..1821

Seite: 108
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Le Musée royal n’en possède que deux. Le premier
représente l’intérieur d’un corps-de-garde où des soldats
fument et jouent aux cartes : on y remarque une
femme d’une mise élégante, prêtant ï’oreille aux paroles
afsectueuses que paraît lui adresser un officier ; on voit
répandue à ses pieds une grande quantité de bijoux de
toute espèce. Le second tableau, beaucoup moins capital,
et touché plus librement, représente une jeune femme
que des voleurs viennent d’arrêter : elle se met à genoux
devant eux, et leur demande grâce.

Nous saisissons cette occasion de rappeler un excel-
lent tableau du même maître, dont nous avons inséré la
gravure au trait dans un volume supplémentaire de cette
collection (1). Les figures sont d’une belle proportion ; et
les détails , du ton le plus fin et de l’exécution la plus
soignée. Le sujet est l’intérieur d’un corps-de-garde : deux
militaires jouent aux dames, assis devant une table cou-
verte d’un riche tapis; un troisième, armé et ayant le
casque en tête, les regarde jouer en sumant sa pipe.
Ce tableau est le plus capital que nous connaissions de
Jean Le Duc.

(t) Galerie de M. le baron Massias, ph 44, pag. 93.
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