Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — Tome premier.1808 [Cicognara Nr. 3401-22-1]

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mais l’amour d'un art auquel il avait sacrisié les in-
térêts de sa fortune ne l’abandonna pas : il reprit
les modestes occupations auxquelles ils devait son exis-
tence et ses jouissances les plus douces.

Dans ces temps de désordre qui mirent la France en
deuil , les arts obtinrent néanmoins quelques instans
de saveur ; un concours général fut ouvert à tous les
genres de talent. Dumarest, pour la première fois qu’il
exposait ses ouvrages en public, présenta deux em-
preintes de médailles , l’une représentant la tête de
J. J. Rousseau, l’autre le buste de Brutusl’ancien. La
première obtint le premier prix, et les coins furent
acquis pour la monnaie des médailles ; on lui décerna
pour laseconde , l’exécution d’une médaille de 6000 fr.,
dont le sujet était à son choix.

Dumarest vit chaque jour augmenter sa réputation; il
était destiné à relever un art bien déchu de son an-
cienne splendeur ; mais il faut convenir qu’il partageait
cet honneur avec quelques émules dignes d’atteindre le
même but.

On cite comme les meilleurs ouvragesde Dumarest
la grande médaille du Poussin, celle du Conservatoire
de musique , avec la figure en pied d’Appollon,
d’après le modèle de M. Lemot; la médaille de l’ins-
titut, avec le buste de la Minerve antique du Musée
INapoléon ; une seconde médaille du Poussin, plus
petite que la première; c’est celle que l’on distribue
aux élèves qui ont remporté les premiers prix de pein-
ture et de sculpture ; enfin une petite médaille d’Es-
culape pour l’Ecole de Médecine. Elle est réputée le
chef-d’œuvre de l’artiste , elle est aussi la dernière
production de son talent.

Lorsque Dumarest fut admis à l'Institut, il vivait
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