Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — Tome premier.1808 [Cicognara Nr. 3401-22-1]

Seite: 7
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dans l’isolement, et n’avait ni cherché ni espéré cette
honorable distinction : il ne la dut qu’à ses travaux et
à l’opinion bien prononcée des premiers artistes.

Guidé par l’amour de son art, il allait entreprendre
une suite nombreuse de portraits des hommes les plus
célèbres de la France dans les sciences , dans les lettres
et dans les arts , quelques-unes de ces médailles étaient
déjà exécutées , ou modelées en cire.

De combien de monumens n’aurait-il pas enrichi son
pays, si le terme de ses jours n’eût été abrégé par
une complexïon faible, par des infirmités prématurées,
qui dans ses dernières années lui rendaient la vie
douloureuse et le travail pénible !

Laborieux , modeste , courageux et patient dans ses
opérations, dont il n’était presque jamais satisfait et
sur lesquelles ils revenait souvent, tel fut Dumarest
sous les rapports de l’artiste. Comme citoyen , il
fut loyal, intègre, confiant, et d’une société douce.
Il est mort le 4 avril 1806.

Le4 octobre delà même année , M. Lebreton, se-
crétaire perpétuel de la classe des beaux-arts, a lu dans
une séance publique de l’Institut l’éloge de Dumarest ;
il a mis autant d’intérêt que de talent à louer cet habile
artiste, dont il fut l’ami. L’éloge de Dumarest par
M. Lebreton, fait partie des mémoires de l’Institut.
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