Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — Tome premier.1808 [Cicognara Nr. 3401-22-1]

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pavillon de Louveciennes , près Marly, réduit élégant
des grâces et du goût ; fit construire l’hôtel de ses
communs et de ses écuries dans les avenues de Ver-
sailles, et jeta ensuite les premiers fondemens de son
château de S.-Vrin , près Arpajon; à cette époque ,
Ledoux avait déjà obtenu les sussrages du public et
des gens de l’art, par divers travaux entrepris pour
de riches particuliers. Il avait bâti un hôtel pour M. le
comte d’IIolleville , rue Michel-le-Comte; ceux d’Usez,
rue Montmartre ; du prince de Montmorency , au coin
du Boulevard; de M. Hocquart, rue de la Chaussée-
d’Antin; de Mme Thélusson , rue de Provence; de
M. de Montesquiou , rue de Lille; les maisons de
Mlle Guimard , de M. Leduc; le château de Benou—
ville, près Caën , et un grand nombre d’autres édifices
particuliers. Ledoux n’avait alors que 07 ans , il fut
admis à l’académie royale d’architecture.

Chargé par M. de Trudaine des réparations et des.
changemens à faire aux salines de Chaux en Franche-
Comté, il se transporta sur les lieux, et inspiré par
l’admirable posisition , l’importance et la richesse de
cet établissement , il conçut un. plan vaste et magni-
fique, dont l’ensemble décelait l’homme-de génie. Mais
ce plan fut présenté à Louis XV comme une production
conçue dans le délire. Ledoux n’opposa à ses détracteurs
que l’opiniâtreté drun travail soutenu par l’amour de la
gloire; au lieu d’un projet il en créa trois disférons, avec
tous leurs détails, et les rendit susceptibles d’exécution.

La faveur de Mme Dubarry le servit heureusement en
cette circonstance. Il obtint une audience du roi, et lui
exposaledéveloppement de sesidées. LouisXV l’écouta
avec la plus grande attention, sut satisfait de son plan
général, et y apposa- sa signature. C’était en 1774..
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