Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — Tome premier.1808 [Cicognara Nr. 3401-22-1]

Seite: 17
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amemba_salon1808_1/0029
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
0.5
1 cm
facsimile
( i7 )

de leur école, c’était faire un grand pas vers la per-
section de l’art que de se préserver d’une contagion
presque générale. Sa manière n’est pas très-énergique,
mais elle n’est pas vicieuse ; si ces ouvrages n’offrent
pas de grandes beautés, du moins ils n’ont pas de dé-
fauts choquans, et n’offensent pas le goût.

Nommé en 1792, directeur de l’académie de France
à Rome, peu de temps après la dévastation de ce
bel.établissement, il ne put s’y rendre qu’en 1801 ,
à la fin des troubles de l’anarchie. Il y a maintenu
l’ordre, et s’est fait respecter par la pureté de son
zèle et la régularité de son administration. Le 18 fé-
vrier 1807, il fut frappé d’une attaque d’apoplexie, et
mourut à l’instant même. Il était âgé de soixante-
quatre ans.

On cite comme les principaux ouvrages de Suvée
deux tableaux qu’il peignit pour des églises d’Ypres,
laDescente du Saint-Eprit, et une Adoration des Anges;
la Résurrection de J. C., pour une église de Bruges;
S. François de Sales recevant les vœux monastiques
de Mme de Chantal, aux Visitandines de Versailles;
la Naissance de la Vierge, pour la chapelle du Temple ,
à Paris ; l’Origine de la Peinture ; la Liberté rendue
aux Arts ; la Mort de l’amiral Coligny ; Cornélie au
milieu de ses enfans ;la Fête de Palès , etc.

M.le Thiers a remplacé Suvée en qualité de direc-
teur de l’Académie impériale de France , à Rome.

M. Lebreton, secrétaire perpétuel de la classe des
Beaux-Arts de l’Institut, a prononcé l’éloge de Suvée
dans la séance publique du 5 octobre 1807. Ce dis-
cours est inséré dans les Mémoires de l’Institut.

4
loading ...