Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — Tome premier.1808 [Cicognara Nr. 3401-22-1]

Seite: 24
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Pi O B E R T , PEINTRE.

Hubert Robert , né à Paris , vers iy35 , alla , jeune
encore , à Rome, et y passa plusieurs années. A
l’exemple de Jean-Paul Pariini, son maître, il choisit
pour objet de ses études les restes des édifices de cette
ancienne capitale du monde. Infatigable dans le travail,
doué d’une sacilité prodigieuse et d’une constitution
robuste, il avait reçu de la nature tout ce qui peut
promettre à un artiste l’avantage de produire sans
peine une longue suite de tableaux, enfin une vieil-
lesse exempte d’infirmités : Robert a joui pleinement
de ce bonheur : la peinture ne fut pour lui qu’un
amusement nécessaire -, ses innombrables ouvrages
sont répandus dans tous les cabinets, dans tous les
porte - feuilles ; il conserva jusqu’au dernier moment
toutes ses facultés intellectuelles. La mort l’a surpris
le pinceau à la main , dans sa soixante-quatorzième
année. Frappé d’une attaque d’apoplexie, comme d’un
coup de foudre, il n’a pas senti qu’il cessait de vivre.

Pendant son séjour en Italie, Robert mit à contri-
bution tout ce que l’antique architecture a créé de
plus grand et de plus merveilleux, tout ce que l’art
et la nature offrent de plus pittoresque. Cette immense
moisson d’études et de souvenirs recueillis dans sa
jeunesse , devint un fond inépuisable pour l’âge mûr.
Il en a reproduit les richesses sous mille formes diffé-
rentes dans les tableaux sortis de sa main.

Robert est le premier peintre de l’école française
qui se soit appliqué à rendre d’une manière exacte les
ruines des anciens monumens, et nul autre ne l’a égalé
dans la vivacité du travail. Mais trop pressé de jouir ,
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