Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — Tome premier.1808 [Cicognara Nr. 3401-22-1]

Seite: 28
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OBSERVATIONS

SOMMAIRES ET PRÉLIMINAIRES

Sur le Salon de 1808 et sur le choix des sujets
et Vexplication des planches.

Le salon n’avait jamais été aussi riche ni
aussi bien ordonné : l’école vivante ne s’était
point encore montrée avec cet éclat d’autant
plus glorieux qu’il rejaillit sur un plus grand
nombre d’artistes. Le talent n’est plus con-
centré, comme dans quelques-unes des expo-
sitions passées , sur un ou deux peintres qui.
partageant exclusivement le tribut d’estime et
d’admiration que le public se plaît à payer au
plus habile, semblaient tenir d’une main iné-
branlable le sceptre de la peinture. Mais depuis
qu’une réunion nombreuse d’artistes reportent
visiblement les arts du dessin vers un état de
splendeur digne des beaux siècles, on a vu
l’élite d’entre eux obtenir tour-à-tour les pre-
miers susfrages. Ne voit - on pas même, à
chaque exposition publique, s’élever quelques
peintres dont le s uccès passe les espérances q u’011
avait conçues de leurs premiers ouvrages ?
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