Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — Tome premier.1808 [Cicognara Nr. 3401-22-1]

Seite: 31
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C Si )

accompagnées de longues dissertations ; elles
seraient inutiles. La plus légère esquisse donne
une idée plus prompte et plus juste de la des-
cription d’un sujet, que ne feraient plusieurs
pages de discours. Si les écrivains qui ont
parlé des chefs-d’œuvre des peintres célèbres
avaient pu s’aider d’un trait gravé, ils auraient
été beaucoup plus concis dans leurs descrip-
tions. Quant aux jugemens qu’ils ont portés
sur les productions de l’art, ils n’ont le plus
souvent parlé que des ouvrages dont les auteurs
n’existaient plus , et n’ont fait que reproduire
des opinions confirmées par le temps. La cir-
constance où nous nous trouvons est tout-à-
fait disférente. Nous ne nous exposerons donc
point à blesser la sensibilité ni même la mo-
destie d’artistes recommandables dont nous
considérons également les talens et la personne.
Nous nous restreindrons , en quelque sorte ,
à l’explication des sujets. Non contens de nous
abstenir de toute observation qui pourrait of-
fenser, nous ne serons pas moins réservés sur
les éloges, et dans l’un et l’autre cas 1’opinion
publique sera toujours notre règle.
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