Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — Tome premier.1808 [Cicognara Nr. 3401-22-1]

Seite: 42
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que depuis très-Iong-temps il n’a rien exposé au salon.
L’empressement des riches amateurs à se procurer des
portraits de sa main lui laisse peu de loisir pour s’oc-
cuper d’autres ouvrages

La manière dont M. Gérard a traité son tableau
des Trois Ages est à la hauteur du sujet. Il voulait
peindre des personnages du siècle pastoral : préférant
les formes naïves aux sormes purement idéales, il les
a puisées dans la simple mais belle nature: un tel guide
ne peut jamais égarer. Les carnations offrent ce ton ar-
gentin , cette touche brillante et finie, qui caractérisent
toutes les productions de l’artiste. Le paysage dont les
masses sont soutenues par un ton serme, est dans la
manière du Poussin, et ne serait pas désavoué par ce
grand maître.

M. Gérard a exposé plusieurs portraits en pied de
la samille impériale, faits pour ajouter à sa réputation.
Nous les ferons connaître dans la seconde partie de
ce volume. On avait annoncé un tableau de la bataille
d’Austerlitz, parM. Gérard ; le public attendait avec
impatience ce tableau d’un style où l’artiste ne s’est
point encore exercé -, il n’a pu être terminé pour l’é-
poque du salon. Des portraits faits par ordre supérieur
sont cause de ce retard.
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