Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — Tome premier.1808 [Cicognara Nr. 3401-22-1]

Seite: 68
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qu’elle devait vaincre les Anglais. Le roi lui a3rant
demandé si jamais elle avait été en cette église, elle
répondit que non. On envoya donc, selon qu’elle le
dit, à Fière-bois, et l’on en rapporta l’épée qu’elle
avait indiquée, et dont elle se servit depuis dans toutes
les batailles qu’elle livra aux Anglais.

Le second sujet rappelle l’action la plus glorieuse
de la vie de Jeanne d’Arc , le fameux combat des
Tourelles. Elle tenait l’ennemi assiégé dans ce sort,
elle en ordonna l’assaut. Les Anglais déployèrent un
courage si extraordinaire , que la troupe française fut
ébranlée un moment. Mais Jeanne revint à l’assaut avec
plus de hardiesse qu’auparavant, et les Français animés
par son exemple, continuèrent l’attaque avec une ar-
deur incroyable. Ceux qui étaient restés à Orléans
sortirent de la ville pour se joindre à la Pucelle ; ces
braves ne furent pas plutôt arrivés, que les Anglais
perdirent totalement courage : la plupart furent tués
sur la place, les autres prirent la fuite.

La joie des habitans d’Orléans et des troupes fran-
çaises se manifesta pleinement après celte nouvelle
victoire ; le peuple s’empressa autour de Jeanne d’Arc,
qui , malgré la blessure qu’elle avait reçue , ne
quitta pas les rangs, et marchait entourée des offi-
ciers-généraux. Toutes les cloches sonnèrent à leur
retour, en signe de réjouissance, et il fut chanté un
Te Deum pour remercier Dieu de la protection qu’il
venait d’accorder aux Français.
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