Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — Tome premier.1808 [Cicognara Nr. 3401-22-1]

Seite: 69
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Planche trente- cinquième et trente-sixième. — Bas-
reliess de la statue de Jeanne d’Arc à Orléans, par
M. Gois fils.

Le premier de ces deux bas-reliefs représente le
sacre de Charles YII dans l’édise de Reims, où la
Pucelle remplit les fonctions de connétable.

Après la bataille qui suivit la prise de Beaugency,
les liabitans de Reims , aux approches du roi ,
chassèrent la garnison et ouvrirent les portes à
Charles VU , qui y fut sacré le 10 juillet par Ré-
gnault de Chartres , archevêque de cette ville. Cette
cérémonie terminée, la Pucelle voulut se retirer, en
disant qu’ayant rempli les ordres de Dieu, elle n’avait
plus rien à saire -, mais le roi la pressa tant, qu’enfin
il lui persuada de ne pas le quitter.

Le sujet du second bas-relief est la mort de Jeanne
d’Arc. Ayant été faite prisonnière aux portes de Com-
pïègne par les Anglais qui tenaient cette ville as-
siégée, elle fut conduite à Rouen , où elle sut traitée
avec cruauté. On l’accusa de magie, et elle fut con-
damnée à être brûlée vive. La conviction de son inno-’
cence ne susfisant pas pour désarmer ses bourreaux,
elle voulut se dérober à leur fureur , et se laissa tom-
ber du haut de la tour où elle était captive. Mais le
bruit de sa chute l’ayant trahie , la sentinelle qui la
gardait la saisit avant qu’elle eût repris ses sens. Son
évasion lui fut reprochée comme un nouveau crime ;
on l’accusa de suicide. Les évêques de Beauvais , de
Cou tances et de Lisieux , le chapitre de Notre-Dame,
seize licenciés théologiens et onze avocats, signèrent
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