Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — Tome premier.1808 [Cicognara Nr. 3401-22-1]

Seite: 99
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Tait la soi romaine, elle opposa aux outrages la di-
gnité et la douceur , et conserva jusqu’au dernier mo-
ment une héroïque fermeté. Elle fut décapitée dans
une salle du château de Fotheringay, le 7 février
i588, à l’âge de 45 ans.

Ce premier ouvrage d’un très-jeune artiste a reçu du-
public l’accueil le plus favorable. On a remarqué avec
quelle habileté l’auteur avait disposé sa scène et saisi
le caractère propre à chacun des personnages. L’attitude
noble et calme de Marie Stuart, l’expression de ses
traits , où se peignent à-la-fois la fierté et une juste
indignation, sont parfaitement consormes aux senti—
mens connus de cette reine infortunée.

Les espérances que donnent ce tableau, bien pensé
et sagement dirigé dans toute sa composition, sont
d’autant mieux fondées que son exécution annonce un
pinceau encore peu exercé.

S. M■ l’Empereur a accordé une médaille à M. Yermay.

Le tableau de Marie Stuart était à peine exposé au
Salon, qu’il a cessé d’appartenir à l’auteur. Une per-
sonne du plus haut rang a même désiré en avoir un
second semblable en tout à celui-ci. C’est un tableau
de chevalet dont les figures ont environ deux pieds
de proportion
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