Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — Tome premier.1808 [Cicognara Nr. 3401-22-1]

Seite: 109
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Planche soixante-onzième. — Stratomce ; Tableau qui a
remporté le grand-prix de peinture en 1808 , par
M. Guillemot, élève de M. David.

Antiochus Soter, fils de Séleucus Nicanor, roi de
Syrie, aimait éperduement sa belle-mère; n’osant
déclarer sa passion, il tomba dans un état de langueur
qui saisait craindre pour sa vie. Un jour Stratonice,
accompagnée du roi, étant allée le visiter, le médecin,
qui était auprès du jeune prince reconnut, à l’effet
qu’avait produit, sur lui la vue de la reine, de quelle
nature était son mal. Il en instruisit Séleucus, qui eut
la générosité de céder Stratonice à son fils. Antiochus
épousa Stratonice, et vécut avec elle dans une union
parfaite. Après leur mort, on leur rendit les honneurs
divins.

Ce sujet, difficile à expliquer et à faire sentir dans
un tableau, nous a toujours paru froidement exprimé
dans les compositions déjà connues. Celle dont nous
donnons ici le trait est aussi ingénieuse que bien ren-
due ; tout y est prévu et senti.

Il semble cependant qu’Antiochus est trop jeune:
sa physionomie n’annonce pas plus de seize‘à dix-
huit ans, lorsque, par un défaut contraire, Stra-
tonice paraît un peu trop âgée. Le peintre aura été
trompé par ses modèles. Au reste, ses figures ont
beaucoup d’expression, et celle de la reine est remplie
de douceur, de gravité et de modestie. Ce tableau a
trois pieds de hauteur sur quatre pieds de largeur.

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