Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — Tome second.1808 [Cicognara Nr. 3401-22-2]

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échappé à Ja critique. Quoiqu’il se compose d’objets
de nature et de couleurs diverses , un ton rous-
sâtre y est indistinctement employé pour toutes
les ombres , et s’étend jusque sur les demi - teintes,
dont la pureté ne devrait jamais être altérée : les
couleurs locales, soit dans les carnations, soit dans
les draperies, soit dans le paysage, au lieu de con-
server leur éclat naturel , y sont trop généralement
atténuées, et ont perdu leur ressort. Peut-être résulte-
t-il de ce calcul de tons une sorte d’harmonie ; mais
cette harmonie est languissante, sactice , et détruit
essentiellement le relief, la variété , et la fraîcheur
du coloris.

On désirerait un peu plus de noblesse dans la figure
de Calypso; plus de grandeur et de sévérité dans celle
de Mentor.

Nous avons hasardé quelques observations sur cet
ouvrage, dont nous faisons un cas particulier. Elles
sont dictées par l’intérêt qu’inspire un talent déjà
recommandable(i), qu’une étude plus suivie des effets
de la nature doit conduire à son véritable but.

(i) M. Bourdon a expose au dernier Salon un grand tableau
représentant VEntrée d’Héloïse au Paraclct : c’était son pre-
mier ouvrage. Celui de Télémaque dans l’île de Calypso a
environ 7 pieds de largeur sur 5 de hauteur.
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