Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — Tome second.1808 [Cicognara Nr. 3401-22-2]

Seite: 13
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( i5 )

Planche sixième , septième et huitième.— S. M. L'Em-
pereur donnant ses ordres aux maréchaux de l’Empire,
le matin de la bataille d’Austerlitz.

L’Empereur, accompagné du prince Murat, des
maréchaux d’Empire Berthier, Bessières , Bernadotte,
et de plusieurs autres généraux , tous à cheval, donne
ses ordres pour la bataille. Le maréchal Bernadotte les
a déjà reçus , et partant au galop, va rejoindre son
corps d’armée. Un autre, vu par derrière, attend pour
s’éloigner les derniers mots de S. M. Les autres géné-
raux , placés à une certaine distance de l’Empereur,
selon l’importance de leur rang, vont, à leur tour, re-
cevoir leurs instructions, et voler au champ de bataille.

Le cheval que monte S. M. est d’une blancheur écla-
tante, les autres sont de poils foncés et variés. Tous
sont remarquables par la précision et la souplesse des
mouvemens, la fierté, la finesse et l’élégance des formes.
Les cavaliers, parfaitement dessinés et posés avec un
aplomb et une grâce singulière, sorment un groupe
parfait pour la vérité et la simplicité. Nul embarras
dans la composition : chaque figure se détache natu-
rellement de celle qui l’avoisine; le groupe entier s’en-
lève, se soutient, par la vigueur des masses, et se dé-
tache du fond sans dureté, et sans affectation. Le ciel,
qui tient dans le tableau un grand espace, n’est ni
tourmenté, ni froidement monotone; le ton en est
ferme, mais harmonieux et propre à faire ressortir les
objets placés sur les premiers plans.

Les têtes offrent assez de ressemblance pour ne lais-
ser presque rien à desirer. Cette partie du travail de
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