Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — Tome second.1808 [Cicognara Nr. 3401-22-2]

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( «4 )

l’artiste est d’autant plus satisfaisante , qu’il n’a pas
l’habitude de peindre le portrait, et que probable-
ment il n’a pas eu tous ses modèles à sa dispo-
sition.

Les costumes, tous d’une grande richesse, sont aussi
bien rendus qu’ils sont ajustés avecgoùt. Les broderies
et autres accessoires sont peints largement et même
touchés avec une sûreté que l’on n’eut pas attendu d’un
artiste qui n’avait produit jusqu’alors que des dessins
d’un fiui précieux, et quelques petits tableaux ( i ) a
l’huile.

M. Yernet, depuis long-temps, jouissait à plus d’un
titre d’une réputation méritée j il vient d’y mettre le
sceau en exposant ce grand et bel ouvrage (2). On doit
le considérer non-seulement comme le chef- d’œuvre
de l’artiste, mais encore comme un chef-d’œuvre de
notre école dans un genre nouveau.

En effet, on n’avait pas encore , du moins en France,
exécuté dans une aussi grande proportion des sujets
de ce genre mais il faut observer que cette propor-
tion 11’est admissible que pour un trait historique du
plus grand intérêt et pour les personnages du plus
haut rang. Le cheval, ce fier et docile compagnon du
héros dans ses travaux belliqueux, peut bien quelque-
sois partager avec son maître les honneurs d’un mo-
nument pittoresque j mais comme cet animal, par
sa structure colossale comparativement à celle de

(1) Il faudrait en excepter celui de la Bataille de Marengo,
dont les figures sont de proportion demi-nature , dans un, cadre
de 25 pieds de longueur ; mais il n’est pas encore termine.

(2) Ce tableau a 20 pieds de longueur sur 12 de hauteur.
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