Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — Tome second.1808 [Cicognara Nr. 3401-22-2]

Seite: 27
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Planche dix - neuvième. — Générosité du chevalier
Bayard; Tableau, par M. Dumet.

La vie du chevalier Bayard présente autant de traits
de générosité que d’actions intrépides. D’autres guer-
riers se sont peut-être battus comme lui, mais au-
cun n’a triomphé avec autant d’héroïsme dé toutes
les faiblesses humaines. Aussi a-t-il obtenu à juste
titre le nom de Chevalier sans peur et' sans reproche.
Né en i4y5, d’une famille du Dauphiné, il fit ses pre-
mières armes en Italie sous Charles VII, et se dis-
tingua dans toutes les occasions. Sous Louis XII, il
contribua à la conquête du Milanais, et refusa avec
noblesse les présens ofserts par lès vaincus. Blessé
mortellement en 179.4* en Italie, à la retraite de Rebec,
il se sit asseoir au pied d’un arbre, le visage tourné
vers l’ennemi. C’est dans ce moment qu’il répondit au
connétable de Bourbon, qui le plaignait , « Ce n’est pas
« moi, c’est vous qu’il faut plaindre, vous qui pol-
it tez les armes, contre votre patrie, votre roi et vos
« sermens » ! Bayard n’avait que quarante - huit ans
lorsqu’il fut enlevé à la France.

A la prise d’une ville, une jeune fille lui avait été
livrée : il conserva son honneur , la dota, et lui choisît
un époux.

« Blessé dangereusement au siège de Bresse, que les
« Français avaient pris d’assaut, il fut porté par ses
« soldats dans la maison d’un gentilhomme qui avait
« sa femme et deux jeunes filles. Sa présence et ses
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