Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — Tome second.1808 [Cicognara Nr. 3401-22-2]

Seite: 28
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« ordres préservèrent cette maison du pillage. Bayard!

« étant guéri, et prêt à retourner au camp, l’épouse
« du gentilhomme 1 ui fit accepter une cassette contenant
« deux mille cinq cents ducats d’or. Bayard fit venir
« les deux jeunes demoiselles, et les obligea de rece-
<> voir chacune mille ducats pour dot; il chargea la
« mère de distribuer les cinq cents autres ducats aux
« monastères de filles qui avaient été pillées. »

Le tableau représente le moment où Bayard sait
ses adieux à cette famille.

De légères incorrections de dessin, un peu d’irré-
solution dans les masses, et de mollesse dans le
pinceau , voilà peut-être tout ce que l’on pourrait re-
prendre dans ce tableau, qui promet un talent très-
distingué. L’auteur s’est attaché à l’expression géné-
rale qui naît de la disposition du sujet, et à celle de
chaque personnage en particulier. Les têtes ont de la
simplicité et de la vérité; celles des jeunes filles ont
cette finesse et cette douceur qui rappelle les physio-
nomies gracieuses et piquantes de Léonard de Vinci.

Les figures de ce tableau sont de grandeur demi-
nature , le coloris en est fin et léger , et les draperies
sont moëlleuses,

L’artiste paraît avoir tiré la ressemblance du che-
valier Bayard , d’un portrait peint par Palme le vieux ,
qu’on voit au Musée Napoléon.

M. Dumet a obtenu une médaille d’encouragement.
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