Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — Tome second.1808 [Cicognara Nr. 3401-22-2]

Seite: 29
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C 29 )

Planche, vingtième. — Le Jugement de Paris ; Tableau,
par M. Fabre.

Ce sujet, mille fois répété en peinture, a diverse-
ment inspiré les artistes qui s’en sont occupés. Les
uns ont représenté Junon et Minerve vêtues , et avec
tous leurs attributs. Les autres , autorisés par le trait
mythologique, ont supprimés les vêtemeus, et se sont
contentés de désigner la première de ces déesses par
son diadème et par l’oiseau qui lui est consacré -, la
seconde, par son casque et sa lance. On reconnaît
toujours Vénus à la délicatesse de ses traits , à sa
ceinture , à l’enfant ailé qui l’accompagne, ou au deux:
colombes attelées à son char. Le premier de ces deux
partis semble plus conforme aux convenances, l’autre
plus favorable aux coloristes. Les avis sont partagés -,
mais peu importe que la question soit décidée: chaque
artiste peut suivre en cela son goût particulier. Le
point essentiel est de rendre le tableau agréable,
intéressant, et sur-tout d’animer le sujet, qui , par
lui-même , est assez froid , et paraît uniquement
consacré à saire briller de belles sormes et un beau
coloris.

Dans le tableau dont nous donnons ici l’esquisse,
Junon et Minerve sont vêtues, et conservent tous les
attributs qui les caractérisent. La déesse de Gnide
seule est nue ; son attitude rappelle celle de la statue
antique , connue sous le nom de la Venus de Medicis.

Vénus vient d’obtenir le prix de la beauté, et reçoit
de la main de Paris cette pomme d’or, sur laquelle
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